intolérance alimentaire

Intolérance alimentaire, et si vous étiez concerné ?

Il y a encore 2 ans, je ne savais pas grand chose des intolérances et allergies.

Ça arrivait surtout aux autres et je n’étais pas concernée personnellement. Je me rendais bien compte que les produits laitiers ne me réussissaient pas mais ça s’arrêtait là. Après la naissance de ma fille, les choses ont changé.

Son intolérance alimentaire nous a permis de découvrir que mon compagnon avait exactement le même soucis. Je vous le dis, diagnostiquer et faire reconnaître une intolérance alimentaire peut être un véritable parcours du combattant, c’est pourquoi je tiens à vous partager un peu de notre expérience pour vous aider peut-être.

 

Comment avons-nous soupçonné une intolérance alimentaire ?

Je crois bien que nous avons eu de la chance que le diagnostic soit assez rapide. Ma fille n’avait que quelques mois, qu’elle a commencé à avoir du sang dans les selles. Une fois il y en a eu beaucoup, puis de temps en temps un petit peu. Le rendez-vous chez le pédiatre étant proche, je ne me suis pas précipité pour aller le voir. J’ai donc fait quelques recherches sur internet.

Les forums sur lesquels les mamans échangent sont une mine incroyable d’informations comme vous n’en trouverez jamais ailleurs. J’ai rapidement trouvé que le sang dans les selles peuvent être un symptôme d’intolérance alimentaire. Les allergènes passent dans le lait aussi, il faut le savoir ! Je me suis donc demandé ce que j’avais mangé une fois en grande quantité puis un petit peu régulièrement. Le sésame ! Depuis quelques jours, je mettais du gomasio partout (un mélange de sel et de sésame) et j’avais mangé une bonne quantité de halva (ce concentré de sésame qui est tellement bon).

Connaître un lien possible entre un symptôme et une possible intolérance alimentaire est déjà un bon point de départ. Ensuite, être attentif ou prendre note du contenu de notre assiette permet d’établir les premières hypothèses. J’ai donc supprimé le sésame de mon alimentation et nous n’avons plus constaté de sang dans les selles. Le diagnostic était posé même si un doute restait et ne m’a pas lâché pendant encore quelques mois.

 

Conseil numéro 1: Ne restez pas dans le diagnostic théorique, testez rapidement l’hypothèse de l’intolérance alimentaire par une éviction de l’aliment que vous soupçonnez pendant plusieurs jours (au moins 5 jours). N’hésitez pas à vous faire conseiller par un médecin ou un nutritionniste si vous en ressentez le besoin tout en sachant qu’il ne sera pas forcément réceptif à vos interrogations.

 

Prendre confiance en soi !

Le pédiatre a été, à ma grande surprise, très confiant dans mon diagnostic et je sais que tout le monde n’a pas eu cette chance. Par la suite, j’ai dû aussi apprendre à me faire confiance. Je suis celle qui connaît le mieux ma fille et j’étais capable de dire si elle était dans son état normal ou en réaction d’intolérance. Déjà physiquement, ses selles deviennent plus molles, elle a de légères cernes et devient plus collante avec moi. Je trouve même qu’elle a globalement mauvaise mine mais c’est difficile à expliquer dans le détail.

Quand on souffre d’intolérance alimentaire, on est en première position. Nous savons dire si nous nous sentons mieux ou moins bien selon les circonstances. Nul besoin d’être médecin pour le dire. Alors écoutez-vous, si vous pensez réagir selon le contenu de votre assiette, c’est certainement que vous avez raison. Ne restez pas dans les impressions et essayez d’aller plus loin dans le diagnostic.

 

Conseil numéro 2 : Prenez confiance en vous, vous êtes la personne la mieux placée pour identifier une intolérance chez vous ou votre enfant. Restez à l’écoute de vos sensations et impressions. Ne restez pas dans le doute et continuez de faire des tests.

 

Juste une petite miette

Parce que les réactions d’intolérances sont moins rapides et parfois moins impressionnantes, nous pouvons croire à tort qu’il est possible de faire preuve de souplesse. Ce fut une de nos nombreuses erreurs et j’aimerais vous l’éviter.

Chaque cas est unique mais en général même les traces peuvent être délétères. Il est préférable d’opter pour une éviction totale. Il est préférable de vérifier toutes les étiquettes et de ne faire aucune exception dans un premier temps. Il vous faudra alors vérifier les étiquettes et plus précisément les mentions sur les traces possibles ou les mentions du genre “l’atelier travaille également..”.

Dans notre cas, il a fallu cesser définitivement certaines marques comme Jean Hervé ou Vigean à notre plus grand désarroi. La réaction est moins importante avec quelques grains de sésame dans du pain qu’avec des “traces” dans un produit Jean Hervé. La graine peut rester intacte lors de l’ingestion par contre un atelier qui fabrique de la purée ou de l’huile de sésame permet aux allergènes d’être libérés en fines particules.

 

Conseil numéro 3 : Dans un premier temps, éliminez également les traces pour vérifier si l’état s’améliore ou non. La composition d’un produit peut changer d’une fois sur l’autre, il vaut mieux vérifier l’étiquette à chaque fois ou régulièrement (ça nous est arrivé quelques fois).

 

Il y aurait encore tellement de choses à dire sur le sujet mais je préfère me concentrer sur ces quelques conseils que j’aurais voulu recevoir plus tôt. Et vous, où en êtes-vous ? Vous pensez ou savez que vous souffrez d’intolérances ?

 

Crédit photo :  Providence Doucet on Unsplash

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