baisse de fertilité masculine les causes

Baisse de fertilité masculine – les causes environnementales

De plus en plus de couples rencontrent des difficultés à avoir un enfant. Parfois dès le premier enfant, parfois par la suite.

Ils pourraient rapidement croire qu’ils sont en cause, que c’est comme ça et qu’il n’y a rien à faire. Pourtant on connaît déjà de nombreux liens entre des facteurs environnementaux et l’infertilité, notamment la baisse de fertilité masculine.

 

Que ce soit en raison d’exposition dans les premiers âges ou à l’âge adulte, la question concerne tous parents ou futurs parents afin de faciliter la conception mais aussi pour protéger leur petit bonhomme et sa future vie d’homme.

Loin de moi l’idée de donner toutes les causes de la baisse de fertilité masculine. Je tiens à porter à votre connaissance certains facteurs qui sont déjà connus et qu’il est bon de connaître pour favoriser ses chances et mieux protéger son bébé.

 

Une fertilité masculine dramatiquement en baisse

La baisse de fertilité ne concerne pas que des cas isolés. Toute la gent masculine est concernée.

Selon une étude danoise menée par Niels Skakkebaek, la concentration de spermatozoïdes a diminué de moitié entre 1930 et 1992 en Europe et en Amérique du Nord. Plus précisément en France, selon l’INVS la concentration moyenne était de 73,6 millions/ml  en 1989 et plus que de 50 millions/ml en 2005. Soit une chute d’un tiers de la concentration de spermatozoïdes.

Ce n’est pas le seule paramètre qui a évolué, le volume de sperme a également fortement diminué : – 60 % entre 1973 et 2011 dans les pays occidentaux. Globalement, on estime que la concentration de spermatozoïdes chute d’environ 1,9% par an en France. On estime qu’il faut une concentration supérieure à 15 millions/ml pour concevoir. Il y a tout de même matière à s’inquiéter pour les années à venir et les prochaines générations.

 

Une période sensible pour la fertilité

Pendant la vie utérine et pendant ses premières années de petit homme, l’exposition de la mère peut avoir des incidences sur la fertilité à venir quand il sera devenu adulte. Voilà quelques liens qui sont avérés.

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Tabagisme maternel

Un premier facteur identifié est le tabagisme de la mère lors de la grossesse. Une étude australienne a permi d’établir le lien entre le tabagisme maternel et une chute des capacités reproductrices des garçons.

Bisphénols a, s et f

On a longtemps parlé du bisphénol A, ce perturbateur endocrinien et des risques pour la santé. Et finalement la réglementation l’a progressivement interdit un peu partout dans notre quotidien. Seulement, le bisphénol A est couramment remplacé par le bisphénol S et le bisphénol F. Et devinez quoi ? On soupçonne ces deux substances d’avoir les mêmes effets indésirables. En 2015, une étude de l’Inserm et du CEA ont montré un effet négatif du bisphénol S et du bisphénol F sur le testicule foetal humain.

Attention à la chimie

L’exposition des parents à des détergents, solvants et pesticides augmenterait par trois le risque de donner naissance à des petits garçons souffrant de malformation génitales. Ca vaut le coup de revoir l’utilisation des produits ménagers et choisir des alternatives plus saines.

La qualité du sperme peut aussi être altérée par un épisode d’obésité à l’adolescence.

 

Polluants et fertilité

 

Pesticides et baisse de fertilité masculine

Les pesticides ne s’en prennent pas uniquement aux insectes. Selon une étude américaine, publiée en 2015, plus l’exposition aux pesticides est importante, moindre est la qualité spermatique. La principale exposition aux pesticides est l’alimentation, notamment les fruits et légumes. Il y a ce paradoxe d’ailleurs, plus un homme consommera de fruits et légumes, plus son exposition sera importante. Cela ne doit pas décourager de manger des fruits et légumes mais plutôt inciter à les choisir issus de l’agriculture biologique (surtout les fraises, les pommes, les poires et les épinards).

pesticides et fertilité

Perturbateurs endocriniens et fertilité

Un perturbateur endocrinien est un substance qui agit sur la concentration et l’action d’une hormone. Certainement, vous en connaissez déjà de nom : les parabens, les phtalates, le phénoxyéthanol, le bisphénol A, le BHA, le triclosan. J’avais déjà expliqué comment éviter de s’exposer au bisphénol A. Ces recommandations valent aussi pour le bisphénol S et F.

Les phtalates sont des composés chimiques couramment utilisés dans l’industrie. Ils permettent en effet d’assouplir le pastique. On les retrouve fréquemment dans beaucoup d’objets de la vie quotidienne : films d’emballage alimentaires, contenants alimentaires en plastique, bouteilles plastique, encres pour imprimante, sol en PVC, adhésifs, colles, peintures, produits pour automobile, crèmes solaires, gels coiffants, déodorants, fournitures scolaires (gommes), les sex toys.

 

Se protéger des phtalates

Voici de bonnes pratiques pour s’en protéger :

  • utiliser des équipements de protection adaptés au bricolage,
  • opter pour les plastiques de type 2, 4 et 5 (le chiffre dans le petit triangle),
  • préférer les contenants alimentaires en verre,
  • opter pour des cosmétiques naturels (Nature & Progrès, Natrue, Cosmébio),
  • et choisir des revêtements et peintures naturelles (linoleum, peinture à la chaux…).

 

Prendre soin de ses testicules

La bonne température

La peau des testicules a cette étrange capacité à réagir en fonction de la température. Quand il fait chaud, la peau s’étire et quand il fait froid elle se contracte. C’est la garantie que les testicules soient toujours à une température idéale. Si les testicules ne sont pas à l’intérieur du corps, c’est parce que cette température idéale n’est pas de 37°C mais plutôt de 33°C. Une température excessive gênera la production de spermatozoïdes.

testicules températures

Maintenir une bonne température

Si on souhaite augmenter ses chances de devenir papa, il y a quelques bonnes habitudes pour garder les bourses à bonne température. Il est donc préférable d’éviter :

  • le port de slips, boxers et pantalons trop moulant (jeans),
  • les saunas, hammams et bains chauds,
  • d’utiliser l’ordinateur portable posé directement sur les cuisses,
  • et de placer son téléphone dans les poches proches des testicules.

Il peut être bon de savoir également qu’une cure de maca, sélénium ou Gingko biloba favoriserait une bonne fertilité. Dans tous les cas, j’espère que ces quelques informations vous seront utiles. Pensez à récupérer le mémo-courses, il sera bien pratique en complément.

Crédit photo :Caleb Jones,  Aaron Burden, Marc Fulgar on Unsplash

Posted in Enfant, Problémes de santé.

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